La recherche de fichiers/répertoires dans la console
Il existe bien sûr de bons programmes qui permettent en mode graphique de rechercher un fichier ou un dossier. Mais lorsque j'ai découvert la commande locate, qui permet de recherche via la console, je n'ai plus utilisé une interface graphique. Pour commencer, créer ou mettez à jour votre base de donnée qui vous permettra de rechercher des fichiers dedans :
user@localhost~$ su -
Password :
[root@localhost ~]# updatedb
Cela peut prendre plusieurs minutes avant de se finir. Une fois que c'est fait, recherchez votre fichier ou votre répertoire par son nom en tapant :
locate
nom du fichier ou du répertoire
Killer un processus simplement
Les utilisateurs de Windows connaissent bien cela : le plantage d'un programme ou d'un service. Et parfois, il n'y a pas d'autre choix que de directement tuer le processus. Sous Windows, il faut appuyer sur Ctrl+Alt+Suppr mais sous Linux c'est différent. Plusieurs méthodes existent. La plus intéressante et aussi la plus simple (pour moi) reste de tuer le processus directement via la console. Voici un exemple avec Gedit :
ldb@localhost:~$ ps aux | grep gedit
ldb 18087 0.4 5.0 333768 22224 ? S 17:35 0:01 gedit
ldb 25076 0.0 0.1 84308 808 pts/1 R+ 17:41 0:00 grep gedit
Il suffit alors de tuer la première ligne en tapant ceci :
kill 18087
Et voilà, le processus de gedit est "tué". A noter que le nombre que j'ai tapé après kill est celui présent sur la première ligne.
Enregistrer une commande dans un fichier
Vous avez un problème avec une commande et vous souhaitez demander de l'aide ? Alors plutôt que de sélectionner toute la commande (et son résultat), de la copier et de la coller dans votre message d'appel au secours, vous pouvez enregistrer la commande dans un fichier et le proposer. Pour résumer, il existe une commande qui permet d'enregistrer une [autre] commande dans un fichier. Elle se présente sous cette forme :
| tee
fichier
Par exemple, je veux faire une mise à jour par la console, et comme la dernière fois j'ai eut un problème, cette fois si j'enregistre la mise à jour dans mon fichier pour l'envoyer à ceux qui m'apporteront leur aide. Je tape alors ceci dans ma console :
yum update | tee /home/utilisateur/pb-maj-yum
La mise à jour va s'exécuter et que le problème se reproduise ou non, tout ce qui s'affichera sur ma console sera enregistré dans mon fichier. Cela peut s'avérer pratique quand le déroulement de l'opération est long et plein d'informations utiles.
Par contre, j'ai essayé de taper commande 1 && commande 2 | tee fichier
, et ça n'a enregistré que la dernière action. Je suppose donc qu'on ne peut appliquer celle-ci qu'à une seule commande à la fois.
Récupérer plusieurs fichiers simultanément avec WGET
La commande WGET
permet de télécharger des fichiers, lorsque vous en connaissez l'adresse. Rapide, cette méthode de récupération est pratique puisqu'elle ne nécessite pas d'ouvrir un navigateur. C'est également celle qui permet de télécharger des fichiers depuis un serveur ou quand on est connecté via SSH
sur un ordinateur distant. Elle se présente sous cette forme :
wget
adresse exacte du fichier
WGET
permet aussi de récupérer plusieurs fichiers en même temps. La méthode est simple :
- Créez un fichier qu'on va appeler
liste
pour notre exemple ; - Ajoutez dans
liste
les adresses de vos fichiers. Il faut qu'il y ait une adresse par ligne ; - Tapez ensuite cette commande dans votre console :
wget -i liste
Tous les fichiers seront alors téléchargés sans qu'il soit nécessaire de retaper la commande plusieurs fois.
Une capture en ligne de commande
Si pour certains cela est inutile (et donc indispensable !
), il existe une ligne de commande très simple qui permet de prendre au choix des screenshots (captures d'écran) d'un bureau entier ou bien des screenshot d'une zone en particulier (et pas seulement d'une seule fenêtre). Cette commande "appartient" à Imagemagick (qui normalement est installé sur Fedora, en tout cas je n'ai pas eut besoin de cocher sa case à l'installation).
$ import -window root nom_image.extension
Cette commande permet de prendre une capture de l'écran entier. L'extension est affaire de goût, du moment que Imagemagick peut la lire.
$ import -pause N nom_image.extension
N permet de choisir le nombre de secondes avant que votre curseur devienne une croix qui vous permettra de choisir la zone à "shooter" (en glisser/déposer).
Connaître l'espace disque en deux lettres
Et oui ! Deux lettres vous suffiront pour connaître ce qu'il reste sur vos partitions
Ouvrez la console et tapez :
$ df
Inutile d'être root, ça marche en simple utilisateur.
Voilà le résultat :

Personnaliser votre console en différenciant le root du prompt
Il arrive qu'on soit obligé d'utiliser la console pour faire certaines chose, ou même qu'on préfère l'utiliser (par exemple, pour les mises à jour). Parois, on alterne entre le prompt (l'user ; l'utilisateur) et le root dans la console. Afin de rendre la différence plus flagrante, voici deux lignes à rajouter dans les fichiers .bashrc des deux.
Commencez par ouvrir la console et tapez ceci en utilisateur :
$ vim /home/ldb/.bashrc
Ensuite rajoutez cette ligne à la fin :
export PS1=[\t][\e[1;32m]\u[\e[0m]@[\e[1;33m]\h[\e[0m]:[\e[1;37m]\w[\e[0m]\$
Rediriger les mails root
Si vous trouvez que la commande mail n'est pas pratique alors la solution est de faire suivre les mails que reçoit le root de votre distribution vers une autre adresse mail. Une solution simple et facile à mettre en place (à condition d'avoir postfix ou sendmail, ce qui je crois est installé par défaut sous Fedora).
Commencez par vous logger en root dans une console et éditez le fichier /etc/aliases :
# vim /etc/aliases
En bas de la liste ajoutez ceci :
root: mail@domaine.com
Bien évidemment remplacer mon@domaine.com par votre e-mail.
Enregistrez votre travail puis quittez en tapant :wq
. Ensuite vous n'avez plus qu'à recharger les alias comme suit :
# newaliases
Voilà, vous recevrez maintenant vos mails root dans la boîte mail de votre choix. Pour être sûr que cela marche, tapez ceci dans la console :
# echo "Salut ton test marche a la perfection" |mail -s test-mail root
Administration Linux à 200% : 100 trucs, secrets et techniques
Un collègue m'a filé un livre sur Linux il y a quelques semaines, et depuis, j'ai passé en revue le moindre de ses recoins., le titre du livre, qui est également le titre de ce billet, m'a fait pensé en premier lieu qu'il ne s'agissait que d'un livre destinés aux pros du pengouin, gérant de nombreux serveurs et recherchant des solutions de facilité pour leur travail.
Compiler son Kernel sous Linux
S’il y a une chose de “difficile” ou plutôt de “faillible” sous Linux, c’est bien ça, la compilation du noyau (kernel) ! Une erreur dans la manipulation ou la compilation, et vous obtenez un kernel panic très… emmerdant ! C’est pourquoi il est toujours recommandé de ne jamais remplacer les entrèes de Grub ou Lilo par le kernel que vous venez de compiler, mais plutôt d’ajouter l’entrée aux autres. Sans quoi, vous serez obligé de passer par un LiveCD pour réparer tout ça, ou pire, de formater si vous n’avez pas de LiveCD.
Voici donc une petit explications sur le Kernel et sa compilation, accompagnée de divers liens utils pour demander de l’aide, le télécharger, ou autre.