12avr 2008
De Windows à Linux : chronique d'une aventure
16:05 - Par ldb - Linux - aucun commentaire
De tout temps, depuis que je possède un PC, on m'a toujours dit que passer de Windows à Linux, c'était dur ! Ne connaissant pas le système jusqu'à il y a un ans, j'ai donc toujours pensé ainsi. Pour moi, Linux ne fonctionnait qu'avec des consoles où il fallait connaître par cœur les commandes pour s'en sortir.
En janvier dernier, j'ai donc décidé de tenter un passage. Plus exactement, j'ai installé Linux Mandrake 10 en dualboot (1) sur mon PC. Pourquoi passer des heures à faire des recherches sur son fonctionnement ? Jouons la rebelle et installons directement l'OS, on verra bien comment ça marche quand on y sera...
Tandis que Windows Vista, la prochaine version de Windows par Microsoft censé remplacer notre bon vieux XP qui comparé à Vista est une plume, ne sortira pas avant au moins un an, on entend de plus en plus parler d'utilisateurs ou d'entreprises qui souhaitent passer à l'Open Source ou même à Mac OS X. Longtemps concidéré comme une plate-forme réservée aux professionnels du bidouillage et de l'administration de serveurs et de réseaux, Linux s'est aujourd'hui démocratisé et est capable de remplacer Windows dans bon nombre de domaines. Et tandis que cette image d'un Linux réservé à des intimes commence à disparaître lentement mais sùrement, une autre, déjà présente avant, reste gravée dans la m?moire de tous, encouragée par la firme qui vaut 55 milliards de dollars. Le passage de Windows a Linux n'a certes rien d'anodin. En fait, il est stupide de dire "Linux c'est dur par rapport à Windows" et cela pour la simple et bonne raison que Linux et Windows sont deux mondes, deux OS, deux omdes de vie différents. tandis que Microsoft vise la simplicité sur son OS, les développeurs des différentes distributions Linux visent la stabilité et la sécurité. Mais peu à peu, ces derniers visent également la simplicité. On peut d'ailleurs le constater avec Mandriva (anciennement Mandrake) qui devient aussi simple (si ce n'est plus) que Windows chaque année (à chaque nouvelle version). Ubuntu et Fedora visent également la simplicité. De plus en plus, les interfaces graphiques remplacent la console dans beaucoup d'actions. Ce qui rend contestable l'argument de la difficulté. Mais passons sur ces sornettes et rentrons dans le vif du sujet.
Passer de Windows à Linux (de nos jours) est-il vraiment impossible pour n'importe qui ?
Il y a tellement de distributions, qu'il me serait certainement difficile de parler de toutes dans cette chronique. D'ailleurs, cela rendrait complètement embrouillé ce billet. Je parlerai donc des distributions que j'ai testés et appréciés qui me semblent les plus appropriées pour ce billet, à savoir Mandriva et Fedora core 4.
L'installation
Que ce soit pour Mandriva ou Fedora, l'installation est d'unhe simplicité déconcertante. Interface graphique, partitionneurs efficaces, pré-configuration. Le plus intéressant reste cependant le choix des paquetages (2) à installer. Contrairement à Windows, dès l'installation vous pouvez choisir quels seront les programmes installés sur votre machine, et cela grâce aux CDs gravés. Windows est sur un CD. Oui, mais s'il y a plusieurs CDs pour Linux, c'est justement pour cette raison. C'est pour pouvoir choisir les programmes qui seront installés en même temps que votre distribution. Et le choix est très large ! Cela va des paquetages (2) de bases pour l'interface graphique, aux paquetages (2) pour les serveurs, en passant par ceux pour la bureautique, le multimédia (son, vidéo), la programmation, les jeux etc...
Après ce choix, vous configurez le mot de passe root (administrateur) et votre compte utilisateur. En effet, sous Linux, on n'est pas administrateur par défaut comme sous Windows. Cela permet d'ajouter une barrière (certe petite) de sécurité à la machine. Cela s'explique simplement :
Sous Windows, votre compte est un compte administrateur par défaut. La majorité des gens ne prennent pas la peine de se créer un compte utilisateur. De ce fait, les virus, spyware et autres programmes nuisibles s'installent facilement, très facilement même.
Sous Linux, pour installer un programme, il faut obligatoirement être administrateur. De ce fait, pour qu'un virus marche sous Linux, il faut qu'il puisse forcer le mot de passe root (administrateur). Et encore... Ce n'est qu'une partie de ce qu'il doit faire en plus de nuire.
L'installation prend environ 30 minutes (et encore je suis large), installation des paquetages (2) comprise.
Premiers contacts
Il existe deux interfaces graphiques très utilisées sous Linux, il s'agit de Gnome et de KDE. Tandis que Gnome vise la fonctionnalité mais surtout la légèreté, KDE vise à proposer un maximum de choses le plus simplement possible, c'est à dire avec la souris. KDE est par ailleurs plus proche graphiquement de l'interface Windows par rapport à Gnome qui est assez sobre mais malgré tout plus pratique sous bien des aspects lorsqu'on commence à s'y habituer.
L'interface KDE
Comme je vous le disais, KDE est très proche graphiquement de Windows. On ne sera donc pas étonné de trouver une barre "des tâches" semblable à la barre de Windows. A gauche, un bouton bleu représenté par un K, c'est le menu KDE. A côté, il est possible de placer quelques icônes (elles y sont par défaut sous Mandriva). Une sorte de barre "de lancement rapide". Lorsque vous ouvrez une fenêtre, ça marche comme sous Windows et ça se passe après les icônes. A côté de ça, les bureaux. Très pratiques, ils permettent de se répartir les fenêtres ouvertes et d'éviter l'encombrement de la barre des tâches (mais aussi du bureau) très facilement. A côté les icônes des applications lancées (qui peuvent s'incrémenter, comme sous Windows) et l'horloge. Contrairement à sous Windows, tous les éléments de la barre sont détachables.
Le menu KDE est particulièrement pratique à utiliser. Dedans se trouvent des groupes de programmes classés en fonction de leur "thème" : Bureautique, système, configuration, audio/vidéo, etc... Cela évite donc d'avoir un menu de 10 Km de long qui s'ouvre comme sous Windows, lorsque vous avez bon nombre de programmes installés. Par ce menu, on a accès à tout sur la machine, que ce soit les panneaux de configuration, les dossiers persos, les programmes, etc...
L'interface Gnome
Je dois bien avouer que j'ai mis un petit peu de temps à m'organiser dans l'interface Gnome. Tout d'abord, il y a deux barres. Par défaut, la barre du haut permet d'aller sur trois menus (applications, répertoires et signets, configuration). En bas, la barre permet d'afficher les différents bureaux (à droite) et les fenêtres ouvertes dans ces bureau. Un bouton en forme de croix tout à gauche permet de réduire toutes les fenêtres et inversement. Sur la barre du haut, à côté des trois menus se trouvent un emplacement où il est possible d'y placer des icones (raccourcis) et tout à droite se trouvent les icônes des applications incrémentées puis l'horloge. Comme pour le menu KDE, le menu Applications de Gnome est d'une simplicité extrême grâce au classement des programmes par thèmes.
Personnalisation de l'interface graphique
Lorsque je dis que l'avantage de Linux, c'est sa personnalisation, les pro-windows s'empressent de me répondre que Windows aussi l'est et qu'il suffit "d'admirer" les nombreux thèmes qui existent pour lui, pour s'en appercevoir. Ah ah ! Comparer à Linux, Windows est impossible à personnaliser. Sous Linux, tout peut être modifié contrairement à Windows où on se heurte à des copyrights et cie.
Mais ce n'est pas de ça dont je voulais parler... Les interfaces graphiques KDE et Gnome (je ne parlerai que d'eux) sont facilement personnalisables (graphiquement parlant). De nombreux thèmes existent aussi bien sous l'un que sous l'autre. Tout y est personnalisable : défilement des fonds d'écran, couleurs des polices, icones, etc... Certains thèmes personnalisent même les icones de programmes connus comme Firefox, OpenOffice, Thunderbird etc...
L'invention du siècle : la console
Et encore, le terme de "console" n'est en réalité pas le bon. En réalité on appel ça un terminal. Mais au fur et à mesure que Linux a commencé à se démocratiser, le terminal a laissé place à la console. Bref.
Il est important de signaler qu'aussi bien sous Mandriva que sous Fedora (même si c'est plus vrai sous Mandriva), tout peut se faire avec une souris. Un peu comme Windows quoi... Mais au fur et à mesure que vous apprendrez à vous servir d'un terminal, que vous connaîtrez quelques commandes, le celui-ci deviendra pour vous l'incontournable. Pourquoi ? Parce qu'il est bien plus rapide et facile d'obtenir un résultat ou une action sur le terminal.
Avec le terminal de Linux, on peut tout faire. J'ai bien dit tout. Mettre à jour, s'occuper de ses dossiers et fichiers, vérifier ses stats internet, vérifier ses configurations divers et variées, installer des programmes, désinstaller des programmes, etc... En clair, tout peut se faire. Bon au début on se dit "ouais mais elle fait peur la console...". Mais finalement, on apprend à l'apprivoiser, on commence à avoir de la compassion pour elle. Et puis au final, on devient accros.
Le point fort de Linux : les mises à jour
Tout le monde connaît Windows Update, pour peu que ce tout le monde ait déjà eut un ordinateur sous Windows en sachant s'en servir un minimum (et encore...). Tout le monde sait donc que via WU (Windows Update), on peut mettre à jour facilement son ordinateur, ou plutôt les produits Microsoft qui sont sur notre ordinateur.
Dites-vous que sous Linux, il existe 1000 fois mieux (et encore, le nombre est très faible). Je vous disais que lors de l'installation, vous pouvez choisir les programmes (appelés paquetages (2) sous Linux). Ben là c'est un peu la même chose, sauf qu'on n'est pas limité par la taille des CDs. Sous Mandriva ça s'appel URPMI. Sous Fedora, il s'agit de YUM. Sous Debian, c'est APT-GET.
Ces paquetages sont un miracles à eux seuls. En 1 ligne, vous mettez à jour TOUT votre ordinateur : votre linux, vos programmes, vos drivers (génériques), etc... Tout tout tout est mis à jour. Et l'opération ne prend que quelques minutes en tout (recherche des mises à jour à faire, recherche des dépendances (3), téléchargement, installation).
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