Les arguments les plus courants de ceux qui ne connaissent pas Linux, ou bien qui l’ont testé il y a fort longtemps sont : 1. Le manque de simplicité 2. Le manque de compatibilité matériel (ou problèmes de détection)

Ce sont (pour moi) les deux seuls arguments qui méritent d’être cités, puisqu’aujourd’hui, ils sont plus des préjugés qu’autre chose.

Je possède Mandrake depuis Janvier 2005. Au départ c’?tait la 10.1 community, puis 10.1 official et dernièrement, grâce à la magie des urpmi, la 10.2 LE. J’ai eut le temps ces derniers jours de visiter cette version et peux maintenant vous en donner un avis assez objectif. Au passage, sur certains points, je ferai des comparaison avec Windows (ce sera en italique), même si les deux plate-formes ne sont pas vraiment comparable tellement elles sont différentes.

Installation de Mandrake 10.1

Je pense que l’installation de la 10.2 ne doit pas beaucoup différer de celle de la 10.1. Toutefois, par mesure de “sécurité” je ne parlerai pas de l’installation de la 10.2 puisque je ne possède pas les CD et que je n’ai fais que faire une MàJ 10.1->10.2. Voici donc comment ça s’est passé.

Tout d’abord, j’ai été agréablement surprise. Du début à la fin, on voit tous le processus. Elle se fait en mode graphique, comme Windows. D’ailleurs, les utilisateurs de l’OS (Opérateur Système) de Microsoft ne seront pas dépaysés puisqu’elle lui ressemble. A gauche les étapes et au milieu les différentes pages. Le choix de la langue, l’acceptation de la licence. Classique. Mais ce qui suit est vraiment intéressant : Le partitionnement.

Comme certains le savent, Linux utilise un système de fichier différent de Windows. Tandis que ce dernier en est resté à Fat ou Fat32 voir NTFS (et prochainement une surcouche du NTFS : WinFS qui ne prend que 30Mo sur le disque dur -_-), Linux est passé à l’Ext3 ou au Reiserfs. L’inconvéniant, c’est que vous n’avez pas accès à vos fichiers Linux sous Windows. L’avantage, c’est que vous n’avez pas accès à vos fichier Linux sous Windows. Non je ne me fiche pas de vous ;-) C’est un inconvéniant dans le sens où si vous souhaitez récupérer un document, ben vous ne pouvez pas. C’est un avantage en terme de sécurité.

L’installeur propose trois choix de partitionnement : 1. utilisation de l’espace libre de la partition où se trouve windows 2. partitionnement automatique (recommandé) 3. partitionnement manuel

Il est intéressant la première fois d’essayer le partitionnement manuel, pour voir comment ça marche. L’interface est d’ailleurs assez claire pour être comprise de tous. L’avantage du partitionnement automatique, c’est que vous avez juste à dire combien d’espace feront vos partitions, l’installeur s’occupe de tout le reste.

L’étape suivante consiste à choisir les paquetages désirés. J’avais entendu dire qu’il y en avait sur les CD d’installation des distributions, mais franchement, j’ai été totalement bleuffée. Déjà Mandrake propose un choix par groupe de paquetages, en fonction de leur utilisation : bureautique, documentation, programmation, serveurs, etc… Ainsi il est aisé pour un débutant de choisir ce qu’il veut. A la fin de la liste, Linux propose un choix parmis 3 interface graphiques (la 4eme étant le choix d’une autre qui n’est pas dans la liste), KDE, Gnome, ICEwin, le choix par défaut étant KDE (plus joli que Gnome mais un peu plus gourmand en ressource).

Pendant cette étape de choix, vous pouvez cocher une case qui vous permettra de choisir plus précisément les paquetages, c’est à dire qu’au lieu de choisir un groupe de paquetage, vous pourrez choisir les paquetages eux-même, parmi les groupes que vous aurez coché. Mais très honnêtement, cela ne sert pas à grand chose. De plus, il est utile de laisser l’installeur choisir les paquetages spécifiques lui-même pour pouvoir tester toutes les applications installées par la suite.

L’étape suivante installe tous les paquetages et mène vers la configuration du mot de pass root et de votre compte utilisateur. Attention de bien retenir votre mot de pass root ! Sans quoi vous risqueriez d’avoir quelques… GROS problèmes par la suite.

Enfin une page de résumé vous indique la configuration. Votre matériels, etc… Normalement, à partir de là vous pouvez configurer votre connexion internet.

Et voilà l’installation terminée, vous pouvez redémarrer et tester la bête ;-)

L’interface utilisateur (KDE)

Quand on me dit “Linux est trop compliqué, pas assez intuitif” j’ai envie de rire. Qu’est-ce qui n’est pas intuitif dans un menu qui permet de configurer TOUT l’ordinateur (du matos, à l’installation des paquetages en passant par les services et l’interface) en 1 clique de souris ?

D’ailleurs par défaut sous Windows il faut le configurer pour que le panneau d’administration s’affiche en menu déroulant dans le menu démarrer

La première chose qu’on peut remarquer, c’est que les applications sont classées par groupes (thèmes) : Internet, Bureautique, Multimédia, Système, Autre. Mais aussi en sous groupes, comme par exemple Système : Archivage, Outils fichiers, Surveillance système, etc… Tandis que sous la 10.1, les applications qui étaient seules dans leur sous-groupes s’affichaient quand même dans un menu déroulant, on remarque que sous la 10.2, elles s’affichent directement.

Remarquez que cela est extrêmement pratique ! Combien de fois avez-vous due chercher le menu déroulant d’une application parmis la 50aine que vous avez dans votre menu démarrer ?

Un simple clique droit sur le bureau et vous pouvez configurer votre bureau.

Il existe d’ailleurs sur KDE une option diaporama pour le fond d’écran, qui permet de faire défiler plusieurs fond d’écrans (autant que vous voulez) toutes les x minutes, x étant défini par vous.

J’ai un amis qui a ça sous Windows, sauf qu’il passe par un programme tierce. Non seulement le programme lui prend de la ram (entre 5 et 10 mo) mais en plus chaque fois que le fond d’écran change, le PC est bloqué. Vous savez, quand vous changez votre fond d’écran, Windows devient tout gris et vous demande de patienter… :-P A quand la même chose sous Linux qu’on puisse s’énerver ?!

Il est possible de configurer entièrement votre interface graphique via le menu KDE (étoile). Pour cela, cliquez sur l’étoile, système, configuration, et cliquez sur ‘configurer votre bureau’. Comme vous pouvez le voir sur cette capture, tout est configurable ! Look’n'feel permet de configurer l’interface graphique, visuelle. A partir de lé vous pouvez configurer : la barre des tâches, les bureaux, le comportement des éléments de votre bureau ou de vos fenêtres, les couleurs de vos bureaux, la décoration des fenêtre, etc… Il y en a trop pour que tout soit énumérer :-D

Configuration de Mandrake en mode graphique : c’est possible !

En voyant cela, je me dis que Windows ne vaut rien côté configuration ;-) Un classement des différents points de configuration par thèmes ! Quel bonheur !

Et c’est sans compter sur les commentaires à côté des icones qui permettent de ne pas cliquer au hasard ! Une nouveauté de la 10.2 d’ailleurs.

Installation, mise à jour, désinstallation

Cette fois, pas de comparaison avec Windows ! Ben non, pauvres petits pro-windowsiens ! Il vont finir par pleurer à force d’énumérer tous les défauts de leur OS chéri…

S’il y a un truc vraiment puissant sous Linux, c’est ?ça : l’installation et la mise à jour des applications. En allant sur EasyUrpmi, et en suivant à la lettre les étapes, on va pouvoir installer des médias. En mes propres termes, ces médias sont des listes de référence, permettant de télécharger, installer et mettre à jour TOUT le PC soit en quelques cliques, soit en 2 mots dans la console.

Je n’ai malheureusement pas d’exemples sous la main à vous montrer (en image), mais le jour où l’occasion se présentera, je mettrai ceci à jour ;-)

Sous mandrake, la commande c’est : urpmi. Vous vous loggez en root (tapez su dans la console puis appuyez sur la touche entrer de votre clavier, et ensuite votre mot de passe), et vous tapez urpmi –auto-select pour màj votre ordinateur. Si vous souhaitez télécharger et installer une application, vous taperez : urpmi apache (par exemple si vous souhaitez installer apache). A ce moment là, Mandrake va vérifier sur les médias s’il est nécessaire d’installer apache (ou de mettre à jour si c’est déjà fait). Si c’est le cas, il va regarder quels sont les paquetages nécessaire pour faire fonctionner apache sur votre machine et il vous proposera de les installer s’il y en a (en fait, tout le temps lol). Répondez oui (O) et le processus commence. D’abord un téléchargement des paquetages. Préparation… Installation ! Et voil? ! En 2 minutes vous avez téléchargé, installé et éventuellement lancé apache.

Finalement si ! :D Si on me dit que ça sert a rien, je gueule ! Comment peut-on dire que Windows Update est bien quand on sait que là, ce n’est pas juste Linux qui est maj mais tout votre ordinateur, système, kernel, applications, interface graphique comprise et là pas besoin d’avoir Internet Explorer pour y faire marcher hihi

Finalement…

Au final Mandriva a vraiment été conçue pour des débutants. Configuration en mode graphique, commentaire dans le panneau d’administration, installation via la console comme l’interface graphique, etc…

Et même s’il est très tentant au début de ne faire ça qu’en mode graphique, il faudra tôt ou tard en arriver à la console, ne serais-ce que pour apprendre.

Personnellement, et pour l’instant, Mandriva me convient parfaitement. Je peux utiliser l’interface graphique sans problème, et si j’ai envie, utiliser la console. A toutes les commandes en mode graphique correspond une commande en mode texte, ce qui fait qu’on en apprend beaucoup, même sur une Mandriva ;-)

Mandriva (Officiel)

Billet posté le 11 Mai 2005 sur mon Blog d'origine